Bien préparer la cession : effectuer un diagnostic précis

Toute cession d'entreprise nécessite une préparation en amont et la réalisation d’un diagnostic qui vise l'entreprise dans son ensemble, du commercial aux ressources humaines, en passant par l’administratif. En effet, un acquéreur s’attend toujours à une transparence totale quand il s’agit d'une acquisition. Les gens prennent désormais plus de temps pour analyser les situations, étudier les opportunités et faire les recherches nécessaires pour bien se renseigner. Le mieux donc est d’effectuer un diagnostic d'entreprise par écrit qui sera fourni après la signature d’un accord de confidentialité.

L'importance du diagnostic entrepris lors d'une cession

Il est très important d’établir le projet de cession plusieurs mois à l'avance, afin de bien se préparer et déterminer quand une cession d'entreprise serait la plus favorable ou pour effectuer la transmission directement lorsqu’un acquéreur potentiel se manifeste. Il est nécessaire d’établir un diagnostic d'entreprise notamment pour déterminer les éléments qui pourraient poser problème lors d’une telle vente, mais aussi d’identifier les points forts de la société.

Ainsi, avant de faire des recherches sur divers points plus spécifiques, il est conseillé de commencer par un état des lieux général, pour déterminer la situation dans son ensemble. Ensuite, il sera temps de se concentrer sur divers points plus spécifiques, qui peuvent changer en fonction de l’entreprise concernée. Néanmoins, certains aspects sont communs à toutes les entreprises :

1.     Le diagnostic des moyens :

Il s'agit du diagnostic d'entreprise qui concerne les éléments essentiels aux activités exercées. Cela concerne les locaux, le matériel, ainsi que les investissements. De ce fait, les acquéreurs accordent une attention toute particulière aux détails, notamment si le local fait l’objet d’un bail commercial. Dans un tel cas, il faut indiquer : le type de bail, la durée restante, le montant du loyer, l’identité du bailleur, les modalités de renouvellement ou de révision, etc.

Il faut aussi lister tous les équipements et les biens de l’entreprise, afin que le futur acquéreur puisse déterminer les investissements que l'acquisition requiert dès son arrivée ou à court terme.

2.     Le diagnostic organisationnel :

Afin d’analyser efficacement le service des ressources humaines, il est conseillé de se fonder sur l’organigramme de l’entreprise afin de visualiser sa dimension humaine. Les contrats de travail étant transmis en même temps que l’entreprise, il faudra donc préciser dans le diagnostic d'entreprise les renseignements importants sur chaque employé tel que le type de contrat (CDD, CDI, intérim), ses compétences, ses fonctions dans l’entreprise, son ancienneté, sa rémunération, et ses perspectives d’évolution.

3.     Le diagnostic comptable :

Il s’agit ici de passer en revue divers documents comptables. À savoir : le bilan (permettant de passer en revue tous les éléments d’actif et de passif) et le compte de résultats sur les 3 dernières années afin d’appréhender l’évolution financière de l'entreprise. Pour ce faire, il convient de vérifier :

 

  • Le chiffre d’affaires ;
  • Le résultat d’exploitation et le résultat net ;
  • Les stocks ;
  • La trésorerie nette de dettes de dettes financières ;
  • Les immobilisations ;
  • Les comptes-courants d’associés ainsi que la trésorerie.

4.     Le diagnostic opérationnel :

Afin que les acquéreurs potentiels puissent disposer des informations nécessaires, il est capital que le diagnostic d'entreprise soit en mesure de préciser les éléments suivants :

  • La clientèle (professionnels, particuliers) ;
  • Les canaux de vente et de distribution, etc.) ;
  • La stratégie marketing ;
  • Le processus commercial (prise de contact, prestation) ;
  • Les conditions générales de vente de l’entreprise.
  • Les fournisseurs partenaires et les contrats conclus avec eux (conditions, stocks, ravitaillement, etc.)

Il faut également prendre en considération l’état du marché et du secteur d'activité dans le diagnostic d'entreprise.

5.     Le diagnostic réglementaire :

Il convient en effet de vérifier si l’entreprise est bien en conformité avec les normes réglementaires en vigueur telles que la sécurité, l’hygiène, l’environnement, l’emploi de personnes handicapées ou encore l’accessibilité entre autres.

6.     Le diagnostic juridique :

Il s’agit là d'effectuer un diagnostic d'entreprise sur l’ensemble des liens juridiques de l’entreprise et de s’assurer que tous les contrats sont valables et correctement à jour. À défaut, il faudra anticiper leur renouvellement. Dans le cas particulier où l’entreprise porterait votre nom de famille, il faudra décider si vous autorisez ou non le repreneur à l’utiliser.

7.     Le diagnostic social :

Il ne faut pas oublier de faire le point sur les qualités, les besoins et les spécifiés de l’ensemble du personnel de l'entreprise à céder.